L'histoire en 3 clics

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L'arrivée de la dinde sur le vieux continent

BestiairePosted by Morrigane 07 Mar, 2011 15:36:19
La seule espèce animale qui nous vient du nouveau monde n’est autre que la dinde.
Pensant avoir débarqué sur le continent indien, les conquistadores qui ont découvert cet animal l’on alors nommé tout naturellement « poule d’Inde ».
Avec le temps, ce nom s’est raccourci pour devenir « dinde ».

Dindon

Originaire des grandes plaines d’Amérique du nord, la dinde était probablement consommée par les Mayas, mais on peut surtout affirmer que ses plumes servaient d’ornementation de choix pour les cérémonies effectuées par ce peuple.

Lorsque l’animal arrive sur nos terres, il est considéré comme une merveille de la nature car totalement inconnu et n’ayant nul autre pareil en Europe. Le volatile côtoie rapidement les cygnes et les paons dans les parcs aristocratiques.

Ses plumes charment les visiteurs mais bientôt c’est sa viande qui intéresse les maitres queux européens.
Alors que les paons, cygnes, hérons et huppes sont consommés pour leur aspect spectaculaire, le dindon, qui a moins belles allure a une viande de bien meilleure qualité ! Sa chair est plus blanche et plus tendre et cuit beaucoup plus vite que celle du paon. Pour rendre alors cet animal plus beau et plus chatoyant, on va le parer de plumes de paon au moment de servir.

Ce met étant de plus en plus demandé (entre autre en remplacement de l’oie traditionnelle de Noël), on décide de l’élever en France mais ce n’est pas sans problème. L’animal est hargneux et belliqueux, il attaque les coqs dans les basse-cours et les tue sans répit !
L’animal est moins bien vu mais ce qui fera sa mauvaise réputation est dû à l’Américaine Catherine Grant, la future Mme de Talleyrand, qui ne maniait pas bien le français et qui répondait à qui voulait l’entendre qu’elle était « d’Inde ». Depuis lors, on traite toutes les petites sottes françaises de dinde !


Source : Historia décembre 2009 : La cuisine gourmande d'autrefois - p58

La symbolique de la licorne médiévale

BestiairePosted by Morrigane 06 Jan, 2010 15:51:27
Avant-propos : Etymologie
Provient de « monokeros » en ancien grec, signifiant « Avec une seule corne ».
Le mot latin quant à lui se dit « unicornis ». Mais on connait également le terme sous sa forme altérée qu’est « alicorno ». C’est sur cette base qu’au XIVè, la mot « licorne » apparait. Avant cela, la licorne est nommée « unicorne ».

Bestiaire (Détail)
Angleterre, vers 1250-1275 BNF, Manuscrits, Latin 3630 fol. 76v



Depuis toujours la licorne fait partie des animaux fabuleux. Dans l’imaginaire collectif actuel, une licorne est une sorte de cheval (blanc de préférence) flanqué d’une corne sur le dessus du crâne.
Cette image de la bête apparait sous une forme quelque peu différente mais malgré tout similaire (quadrupède à une corne) dès le Vè siècle avant J.C. chez un médecin grec nommé Ctésias.
Mais si cette description nous semble normale, pour Pline l’Ancien (30-79), la description est toute autre. Ainsi, dans son écrit « Histoire Naturelle », il décrit l’animal tel un « fauve que l’on chasse en Inde ». Ce fauve aurait pour corps celui d’un cheval, pour tête celle d’un cerf et comme autres particularités les pattes d’un éléphant et la queue d’un sanglier ! Pas de corne ? Si mais une longue corne noire s’élevant du front.

Ces 2 images sont donc totalement différentes l’une de l’autre. La Bible nous fera pencher pour la première.
Mais si cette image s’est si bien véhiculée, c’est sans compter sur une erreur de traduction d’un mot hébreu qui changea toute la donne.
La « licorne » sera alors nommée à 7 reprises dans la Vulgate et devient synonyme d’animal malfaisant et violent.
Des textes, tels que ceux de Saint Basile et de Saint Bernard, nous montrent à quel point la licorne est considérée comme malsaine et ayant un lien avec le Mal.

Saint Basile
« Prends garde à toi, ô homme, et défie-toi de la licorne, c'est-à-dire du démon, car elle fait aisément le mal et le trame contre les hommes. ».


Saint Bernard
« …la rage du lion, l'impudeur du bouc, la férocité du sanglier, l'orgueil de la licorne. »


Mais en s’éloignant de l’antiquité, la licorne semble prendre une forme que l’on retrouvera longtemps. Cette forme est celle d’un « petit animal, qui ressemble au chevreau, et qui est tout à fait paisible et doux », « d'une force telle que les chasseurs ne peuvent l'approcher ».

S’il on veut la capturer, il faudra employer la ruse et faire en sorte que la bête finisse en le sein d'une jeune fille vierge. Celle qui représente la pureté et la chasteté. Celle qui sera moult fois citée dans les poésies et qui deviendra un symbole de l’amour courtois.
Ainsi, dans ces récits courtois, la licorne représente l’homme qui se laisse tenter par l’amour et qui finit dans les bras de la femme.

Mais les représentations courtoises découlent d’une explication bien différente. Car pour en arriver à ce côté positif qu’est l’amour, il aura fallu transformer le vil animal en une chose positive.
C’est à partir du XIIè que la licorne passe d’un extrême à l’autre.
La jeune femme vierge est alors la compagne de l’animal et ils ne seront pratiquement plus dissociés.
Si, comme cité plus haut, la jeune fille a pour symbolique la pureté, la licorne, elle, est associée au Christ.
Le Christ dans les bras de sa mère, la Vierge…
Et pour donner un peu plus de force à cette image qui se doit d’être compréhensible de tous, on ajoute au « couple », un personnage (chasseur) venant percer d’une lance le flanc de la bête (cf Passion du Christ).

La chasse à la licorne
Richard de Fournival, Bestiaire d’Amours,
Paris vers 1325/1350 - BNF, manuscrit, français 15213 fol.74v

Souvenez-vous de la description que l’on faisait de la licorne : ce petit animal qui ressemble au chevreau.
Cette image du gentil chevreau va radicalement changer lorsque la licorne tombera dans l’héraldique du XIVè siècle. Notre gentille et frêle bestiole prendra de nouvelles allures et ressemblera alors à « un petit cheval, aux sabots fendus comme ceux d'une chèvre, à la barbiche blanche, et portant une longue corne d'or torsadée. »
C’est cette description qui perdurera jusqu’à nos jours.



Mais si la légende de la licorne fut si présente, c’est non seulement suite aux symboles cités ci-dessus mais également dû au commerce de la poudre de corne aux multiples vertus.

Plusieurs récits entre le XIIIè et le XIVè siècle attestent avec ferveur que la licorne existe bel et bien. Pour preuve, le commerce de sa corne ! Personne ne peut confirmer avoir vu l’animal car en réalité il n’existe qu’aux confins orientaux et on ne peut que prétendre abuser de la poudre de sa corne ayant comme propriétés médicinales celles de combattre l’épilepsie, d’être aphrodisiaque ou de neutraliser le poison (d’où les multiples exemplaires de gobelets creusés dans le matériau).
En réalité, ces célèbres cornes sont les dents de narvals qui ne vivaient que dans des eaux reculées et donc difficiles d’accès.

Anecdotes
- Avant la découverte de cette corne, la magie opérait sur un autre animal : le rhinocéros. Sa corne était alors celle de l’unicorne et avait elle aussi sa part de symbolisme.
- On annonce qu’au XVIè siècle, la reine Elisabeth Ier d’Angleterre aurait dépensé plus de 10.000 livres dans l’achat d’une de ces cornes. A savoir le prix d’un château entier.
- Ce n’est qu’en 1704 que l’on fit le rapport entre la dent de narval et la corne de licorne.

Pour clôturer cet article, on en revient à une forte symbolique qui prend vie dans le courant du XIVè siècle.
On verra bon nombre d’enluminures présentant la licorne, accompagnée de la jeune fille ou non, déambuler dans un décor ou l’eau est omniprésente (rivière, fontaine,…).
L’animal gagne alors des pouvoirs de purificateur mais ce n’est pas la bête en elle-même qui joue un rôle, mais bien sa corne. C’est cette dernière qui, une fois trempée dans l’eau la purifie…

Livre des simples de médecine – 1520/1530
Copié d’un manuscrit du XVè - BNF, manuscrit, français 12322 fol.188


Sources
http://expositions.bnf.fr/bestiaire

Mon fidèle destrier

BestiairePosted by Morrigane 05 Mar, 2009 23:15:30

Alors que retentissent du fin fond des âges les noms de ces glorieux combattants, je mettrai à l'honneur ceux qui les ont porté jusqu'au champ de bataille, ceux qui les ont supporté, ceux qui les ont écouté et aidé à faire de leur nom ce qu'il est aujourd'hui, j'ai nommé : la monture de guerre, le fidèle ami du chevalier : son cheval.

http://www.linternaute.com/histoire/magazine/diaporama/06/musee-armee/armures/images/cheval.jpg

Qu'auraient été ces hommes sans de bonnes montures pour foncer contre l'ennemi? Car en effet, peu de chevaux ont été mis en avant durant l'histoire. Hormis quelques exceptions telles que Bucéphale, compagnon d'Alexandre le Grand, dont l'histoire retiendra le nom. Le cheval pouvait représenter une ruine pour son propriétaire. Disons plutôt que les riches seigneurs se disputaient les meilleures races et que cela faisait l'objet de beaucoup de convoitise. Etre vendeur de chevaux rimait avec homme riche, à cette époque. Et pour nourrir ces bestioles, il fallait trimer dur pour apporter suffisamment d'avoine pour remplir parfois plus de 100 estomacs.

•. Quel cheval ? .•

Un bon chevalier devait posséder 5 à 6 chevaux. Il fallait vite remplacer un cheval blessé lors d'un combat. Car si on a en tête un cheval protégé d'une armure, il n'en fut le cas qu'à partir du XIIIè. Bien qu'on puisse voir des ferrures à clous sur leurs sabots, dès le IVè siècle. Si les meilleurs étalons; nommés des "destriers"(°), étaient principalement achetés en Allemagne, en Angleterre ou encore en Andalousie, dans les élevages arabes (fort prisés) pour accompagner l'homme au combat, tous les chevaux ne vont pas au front. Ainsi leurs fonctions sont attribuées selon leur race.
On trouvera alors les "roncins" et les juments du côté du transport de personnes et de bagages. D'ailleurs les roncins amenaient souvent les chevaliers à la bataille avant de se faire remplacer par les destriers, au combat.

(°) Destrier : nommé ainsi car on les tenaient de la main droite (dextre).

Si l'homme de guerre aime les chevaux robustes c'est qu'on imagine mal un petit poney portant sur le dos un homme en armure et courant à travers le plaine... enfin ça serait drôle mais peut-être peu efficace :D Quand on sait qu'une armure moyenne était de 30kg + poids de l'homme + armure du cheval, on se dit que ces bestioles avaient une sacrée force.
D'ailleurs, les chevaux choisis se rapprochaient plus des chevaux de traits actuels, plutôt que de jolis dada aux jambes fines et à la croupe bien ferme.

Pour exemple, voici l'un des fameux cheval anglais :
http://equilove.ch/equus_shire/shire_equilove.jpg

Le Shire pouvait atteindre les 175 centimètres et peser entre 900 et 1'000 kilos.
Si je vous dis que sa puissance de traction, au démarrage est de 50 tonnes !


•. Et au combat ? .•

Au fil du temps on voit évoluer les armées, les méthodes de combats et les armures, aussi bien pour l'homme que pour son destrié. Une des habitudes que l'homme va changer est l'arrivée de la lance et de "la cavalerie lourde", au XIè siècle.
Remplacant le glaive, la lance peut être projetée sur l'ennemi mais se garde également bien calée sous le bras, pointée droit vers l'attaquant à cheval, dans le but de le désarçonner. Car on préfère faire tomber l'ennemi pour réclamer une rançon, plutôt que de le tuer.

Mais cette méthode ne devient possible que lorsque que les étriers (arrivés au VIIIè siècle) et la selle profonde (Xè sicèle) sont réunis. Le cavalier et son cheval sont alors solidaire et leurs actions permettent un gain de puissance et d'impact non négligeable.

Pour conclure, un bon destrier devient un vrai allié. C'est pourquoi l'homme devait avoir une relation forte avec celui-ci dans le but d'instaurer la confiance. Il devait également faire en sorte que sa bête soit bien traitée. Plus une bête est belle et bien dressée, plus elle vaut cher et plus elle rehausse le caractère noble de l'homme. Comme quoi, un nabot pourrait obtenir du prestige, dressé sur 4 pattes, si le cheval a de la gueule :D Alors qu'un grand gaillard à pied, pourrait perdre de sa prestance...


Sources
http://www.linternaute.com/histoire/magazine/diaporama/06/musee-armee/armures/3.shtml
http://equilove.ch/le_monde_equus_shire.htm

La coccinelle

BestiairePosted by Morrigane 16 Feb, 2009 01:36:50

Héééééééééé…. Top
http://www.pelerin.info/mm/illustrations/Multimedia/Pelerin/2004/actualite/lepers.jpg

Je suis un arthropode passant par différentes couleurs telles que rouge, jaune, noire,… je porte des taches sur le dos allant de 2 à 24 points, j’ai des ailes que l’on nomme elytre et une carapace du nom d’exosquelette, je suis dit-on un véritable ogre à pucerons, je suis de l’ordre des coléoptères je suis, je suisss… ?

La coccinelle ! Bravo !

http://k53.pbase.com/u18/graylady/upload/43135064.P5060028_coccinelle.jpg

•._ Les vérités _.•

Cococinelle n’a qu’à bien se tenir ! Les rumeurs qui courent au sujet de ses sœurs sont pour la plupart fausses, bien que certaines légendes soient tirées d’une de ces vérités.
Il est évident que vous avez tous déjà vu une coccinelle, peu importe sa couleur ou le nombre de ses points. Mais contrairement à ce qu’on dit, ses points qui ne qualifient d’ailleurs nullement l’âge de la bestiole (en jours, en mois ou encore en années) mais détermine son espèce !
Saviez-vous qu’il en existe pas moins de 130 espèces ?

Et si les points ne peuvent déterminer l’âge, c’est que la « bête à bon dieu » résiste rarement à l’hiver et ne vit alors qu’une saison, voir 2.
http://www.artezia.net/animaux/Coccinelles/images/coccinelle_couleurs2.jpg

Cette petite chose de quelques millimètres de long peut s’envoler jusqu’à 2000m d’altitude !
Rencontrée dans les jardins, les champs, les bois, même en ville, la petite bête égaye le printemps et laisse les gens rêveurs lorsqu’ils en croisent une et lui demande « petite coccinelle, fera-t-il beau demain ? »

•._ Les légendes _.•

La coccinelle fait parler d’elle depuis bien longtemps !
Au Moyen-âge, de multiples légendes ou anecdotes sont nées à son sujet.

•.° Les questions

Cette bêbête serait à même de nous prédire le temps ! Allons donc ! Mais il est si joli d’y croire encore.
Voilà pourquoi, certaines questions on traversés le temps, comme l’éternelle question du beau temps.
On dit que la coccinelle qui se pose sur votre doigt refuse de s’envoler, elle annonce la mauvais temps.

•.° Les malédictions

Adorée des gens, notre coccinelle pousse les pousse à croire à de grands malheurs si celle-ci péri !

Les exemples sont frappants :
- En Charente, on raconte qu’après le « meurtre » d’une coccinelle, le berger verra périr son plus beau mouton
- En Bretagne, c’est le laboureur qui perd un de ses meilleurs chevaux
- En Ille-et-Vilaine, on va encore plus loin ! Ne tentez pas d’écraser ni même d’enfermer une coccinelle dans une boîte de peur d’être exposé à la mort le lendemain !!
- En Belgique aussi on en parle, ainsi, dans le Hainaut, celui qui attrape les coccinelles, se verra puni en attrapant de multiples abcès
- …

•.° Les porte-bonheur

Mais à défaut e malédictions, et de beau temps, la coccinelle est également un porte-bonheur dans certaines régions.
- Dans la Creuse, on accroche des coccinelles au cou des enfants en guise d’amulette
- En Lorraine, si le petit insecte se balade à côté des ceps, c’est signe que le vin sera bon
- A Mons, elle porte chance à la personne sur qui elle viendra se poser
- …
Mais une idée farfelue est venue aux Belges ! En Wallonie plus particulièrement.
A défaut de beau temps ou de chance, on lui demande l’heure !
On la menace de lui donner des coups de marteau si elle ne vous répond pas ! Comme c’est charmant !
C’est alors qu’après avoir menacé la petite bête, on compte les heures… 1, 2, 3, 4 … si elle s’envole à partir de 4, il est alors 4 heures.
Personnellement je n’ai jamais vérifié ces dires :D

•._ La bête à Bon Dieu _.•

On a pour habitude de la nommer ainsi mais d’où sort ce nom ?
Tout droit sorti de diverses histoires médiévales, ce sobriquet prend vie dans différentes situations.
A vous de choisir celle que vous préférez, à moins que vous ne les choisissiez toutes.

•.° Fidèle à Dieu

- La coccinelle, comme vous le savez, peut monter jusqu’à 2000m d’altitude. On pouvait souvent la rencontrer, en hiver durant sa diapause, perchée au pied des croix, sur les sommets montagneux. On prétendait alors que l’insecte était fidèle au Bon Dieu et on l’appela ainsi.

- Une autre solution est que la coccinelle la plus courante, celle à 7 points, nous parle de Dieu à travers ses taches.
En effet, on raconte que sur son dos, les points noirs qu’elle porte sont le signe de la lettre grecque « tau », symbole de la croix.

•.° La sauveuse

Alors qu’un condamné à mort arrive près de son bourreau pour son exécution. Il prie corps et âme pour que grâce lui soit rendue.
En effet, ce condamné va mourir pour un meurtre qu’il n’a pas commis !
Une fois la tête placée sur le billot, une coccinelle entre sur scène.

A cette histoire, 2 versions possibles :

- l’homme sentant son heure venir, ne peut plus prouver son innocence. Mais notre coccinelle vient se placer directement sur le cou de la future victime.
Le roi voyant cela fait stopper l’exécution ! Voyant dans ce symbole un signe de Dieu qui demande au Roi que l’on épargne le condamné.
Ce dernier sera remis en liberté et passera des jours paisibles.

- La 2e version annonce que l’homme, prêt à être exécuté, voit se poser une coccinelle sur le billot… Il décide alors d’épargner la vie à cette petite bête et la déplace un peu plus loin.
Le bourreau s’approche du condamné pour lui lier les mains… Mais le Roi, ayant vu cette action s’écrie de stopper l’exécution !
En effet, un homme qui épargne la vie d’une si petite et humble bêbête ne peut être l’auteur de l’affreux meurtre dont on l’accusait.
L’homme fut donc libéré et son honneur comme sa vie lui furent rendus.

•._ Ses différents noms _.•

La coccinelle porte différents noms.
Multiples sobriquets existent, aussi bien en France qu’ailleurs en Europe.
Mais bizarrement, ses noms sont associés à la Vierge et non au Bon Dieu.

Voici quelques noms recueillis :
- la bête à Bon Dieu a également un lien avec le coléoptère que l’on associe à la Vierge Marie
On trouvera ce nom en allemand également « Marienkäfer ».
- Catarineta ou Galineta, en occitant. Le Galineta ressemble également au mot italien qui qualifie la coccinelle de « poulette de la Madonne »
- LadyBird Beetle ou LadyBug, en anglais : oiseau de la Vierge
- …

*-*-*
SOURCES :
http://users.skynet.be/moony/pageportebonheur.htm
http://patwo.com/insect/coccinel.htm
http://www.laserreoutil.be/serre-outil/Fiches/coccinelle.html#legende
http://villa.nbed.nb.ca/Classe5Et6/les__arthropodes.htm
http://fvayeur.free.fr/actus/coccinella.html



Le crapaud

BestiairePosted by Morrigane 15 Feb, 2009 19:01:23

Jamais à court d’imagination, en ce qui concernait l’incarnation du Malin sur terre ou en mer, l’homme a donné bon nombre de visages au diable.

C’est à travers religion et mythologie, que l’homme utilisa l’animal pour exprimer sa peur, ses fantasmes, son côté sombre ou encore son dévouement envers la religion.
Chaque animal a, un jour été considéré comme incarnation du Malin et traîné en justice ! Si, siiii!
On a retrouvé des preuves de procès où on jugeait des animaux (bien qu’on ne jugeait pas directement l’animal lui-même, mais bien le démon qui sommeillait en lui).

Et le crapaud a longtemps fait partie de ces animaux maudits.

http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/0/03/87/32/animaux/amphibiens/amoures/amoures1/bufonides/bufonides1/crapaud-commun/crapaud3.jpg

Cette chose grosse, moche, visqueuse, baveuse, brune et remplie de pustules pouvait atteindre les 12cm de long et vivre jusqu’à 35 ans !
Considéré comme un animal diabolique, le crapaud aimait à se balader non loin des marécages et des espaces boueux et humides.
Ce qui ne lui donne pas fière réputation.

Son nom proviendrait du vieux français, signifiant « ordure ». Charmant ! (ou prince charmant, à qui veut tenter de l’embrasser !).

Les superstitions que l’on attribue à cette petite bête ont prit une grande ampleur au Moyen-âge.
C’est alors que bave de crapaud, œil de crapaud, pustules de crapaud,… sont autant de noms que l’on utilise pour parler des ingrédients de potions de sorcières.
Et si, par malheur, un crapaud se baladait joyeusement autour de votre maison, vous étiez alors immédiatement considéré comme sorcier(ère). Il n’en fallait pas plus pour que tout le village en soit convaincu.

Mais le crapaud était aussi un symbole de luxure, parce qu’il est « laid » comme elle, disait-on.
Qui plus est, le crapaud était utilisé dans les philtres d’amour des sorciers !

Evidemment tout ce qui fait peur est intriguant. Voilà aussi pourquoi, l’on prétendait que, si un crapaud croisait le chemin d'un couple nouvellement marié, leur bonheur était assuré.

Allier crapaud et femme allait un peu de soi, heureusement pas en comparaison de sa beauté ! Mais d’un point de vue fécondité. Le crapaud était déjà, au temps des Egyptiens, un symbole de vie et de nombre (comparaison à l’hiéroglyphe du têtard représentant le chiffre 111000).
Peut-être que ce mélange de peur et d’espoir ont fait de cette bête un symbole à part entière et est devenu une icône, une image pour faire passer le message de l’attente du prince charmant pour fonder une famille nombreuse.
Ainsi on en revient au péché de la luxure que le crapaud représente. Les enfants ne se font pas tout seul… ainsi l’Eglise faisait de ce symbole le mal, tandis que pour la femme, il devenait une forme d’espoir.

Pour conclure, il n’est pas rare de trouver une symbolique du crapaud dans diverses civilisations.

Ainsi, à défaut d’être porteur de joie et fécondité en Egypte, porteur de malheur mais aussi d’espoir par chez nous, résurrection et immortalité en Chine ou encore pouvoir et domination chez les indiens de Colombie, le crapaud reste un animal pataud que vous ne regarderez plus de la même façon.

*¨*¨*
Sources :
http://www.dark-stories.com/superstition/animaux.htm
http://www.dinosoria.com/animal_diable.htm

http://www.dinosoria.com/crapaud.htm

http://www.sovet.nom.fr/maite_crapaud_feu.htm

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