Un pas dans le passé

Un pas dans le passé

Bienvenue sur ce blog compilant costumes et sorties médiévales.

Au fil des pages vous découvrirez mes recherches et essais de couture pour les périodes du XIIIè et du XIVè siècle.

Cape fourrée XIVè

CostumesPosted by Margaux Thu, January 22, 2015 13:08:48

Voilà prèsqu’1 an que j’avais sauté sur l’occasion d’un « reste » de brocart typé XIVè.
Avec les 3m j’envisageais une cape fourrée.

Il m’a fallu une éternité pour la réaliser uniquement par fainéantise ^^
Lorsque Tina m’a contactée pour rédiger un article sur mon costume de duchesse je me suis dit que, tout de même, ça serait un must à ma présentation d’avoir cotte, surcot et cape.

Concernant la fourrure, j’ai toujours un gros souci éthique.
Moi qui suit assez pointilleuse sur le côté historique des choses, là, quand il s’agit d’animaux, j’ai toujours du mal.
Ainsi, quand on m’offre des vieux manteaux ou vieux cols en fourrure je prends en me disant qu’ils auront enfin une seconde vie. Mais acheter de la « nouvelle » fourrure, me dérange vraiment.
Alors, j’avais craqué sur des plaids Tissavel (les meilleurs reproducteurs de fourrure en France – malheureusement fermés aujourd’hui) me permettant le tape-à-l’œil tout en gardant mon éthique.

Vu l’urgence de la création, je n’ai pu approfondir le cordon de fermeture. J’ai en tête une option de cordage assez long et du coup, je n’ai pas pris le temps de le faire. Abandonnant mes grandes idées au simple cordon en fingerloop.

Ce costume est donc paru, pour ma plus grande fierté, dans le magazine n°99 de Moyen Age.

Le brocard est inspiré d’une source de la seconde moitié du XIVè (or et soie) en provenance d’Iran.

Surcot sans manche - riche XIIIè

CostumesPosted by Margaux Thu, January 15, 2015 09:09:26

L’envie de compléter mon costume XIIIè ne se fait pas attendre.

J’ai ma cotte verte, mon surcot rose (qui fait aussi office de cotte plus chaude) mais je n’avais pas encore le fameux et très connu « surcot sans manche ».

Il m’a fallu des plombes pour le faire. J’ai vraiment mis la couture de côté pendant plusieurs mois.
Ce qui m’a fait tiquer c’est la possible participation à un tournage où, du coup, j’avais vraiment envie de de le porter.
J’ai donc terminé mon ouvrage pile dans les temps.

Ce type de surcot est facile à réaliser.
Il faut dire qu’à partir du moment où il n’y a aucune manche à ajouter, ma vie est grandement facilitée ^^

Petite note tout de même concernant la coupe : il ne fallait pas tomber dans les travers habituels du surcot sans manche aux ouvertures trop larges.
Le « porte d’enfer », ouvert, assez large, jusque sur les hanches est typé fin XIVè. Pour les périodes précédentes (XIIIè jusque mi-XIVè) on est dans le simple raccord de pans avant-arrière sans ajout de manche. Donc, une ouverture en « goutte d’eau » ne dépassant pas la taille.

J’ai réalisé ce surcot dans un laine à chevrons doublée de soie.



Quelques sources :



1,2 , 3 : Canon medicinae d'Avicenne - XIIIè
4 : Missaal van de Sint Pietersabdij -1275-1285
5 : Tours-BM-ms.055 Decretum 1288-1289
6,7 : Très riches heures de Metz 1300-10

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